Mondialisation et résilience des territoires : Trajectoire, dynamiques d’acteurs et expériences - Abdelillah Hamdouch, M-H Depret et C. Tanguy

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Fiche Ressources DLD N°920-2340

Mondialisation et résilience des territoires : Trajectoire, dynamiques d’acteurs et expériences - Abdelillah Hamdouch, M-H Depret et C. Tanguy

Descriptif

L’ouvrage fait suite à la tenue de deux colloques internationaux placés sous l’égide du Réseau de recherche sur l’innovation portant sur la mondialisation et ses effets sur les territoires.

Comme toile de fond, les auteurs avaient la conception d’une mondialisation non totalement subie, mais surtout portée par les territoires et leurs acteurs et moins par les États, les grands groupes mondiaux, les marchés financiers et les institutions ou organisations internationales. L’ensemble des auteurs défendent l’hypothèse voulant que les territoires durablement résilients jouent un rôle actif dans le déploiement de la mondialisation et peuvent en bénéficier afin de consolider leurs capacités de résilience dans le futur. À l’instar du mouvement fondé par Baden Powel, on peut dire : résilient un jour, résilient toujours. Pour le montrer, les responsables de l’ouvrage se sont cru obligés de départager les 13 chapitres en quatre parties donnant lieu à une répartition aux apparences bien arbitraires. Mais, l’usage veut que les ouvrages collectifs comprennent quatre parties, pourquoi faire différemment ?

Qu’entend-on par la résilience des territoires ? Le chapitre 5, Résilience et territoire : L’exemple des microtechniques en Franche-Comté nous informe en entrée de jeu que la notion de résilience, d’abord utilisée en mécanique, se trouve liée à la vulnérabilité et, on le comprendra, s’avère résolument pluridisciplinaire. Si on reconnaît ici que concept est d’origine anglo-saxonne, on ne va pas plus loin que ce qu’écrivent en introduction les trois responsables de l’ouvrage qui se limitent à préciser qu’en économie de gestion la résilience désigne la capacité des entreprises (ou les organisations au sens large) à s’adapter à leur environnement généralement turbulent.

Plusieurs chapitres, mis à part le 5è déjà évoqué, utilisent peu le concept de résilience. Ainsi, le chapitre 3 en se rapportant à Dunkerque se termine en conclusion par la question : Comment passer d’une logique salariale à une logique entrepreneuriale ? Beau programme en effet ! Rien à voir avec la résilience. J’ai été sensible au chapitre 4 par l’hommage rendu à notre regretté ami G. Benko dont l’auteur, ici, défend la thèse voulant que les expériences localisées de développement économique soient difficilement reproductibles étant donné le rôle important que jouent dans son évolution les idiosyncrasies d’un territoire, le cas de Grenoble servant d’illustration. En voyant dans l’importance du rythme dans les cycles technologiques (1870 à 2010) un des facteurs de la résilience des territoires, l’auteur n’est pas parvenu à me convaincre.

Nombreux saurons gré aux responsables de cette oeuvre collective de faciliter la mise à jour de l’enseignement sur le développement territorial. Les étudiants, par la lecture de plusieurs chapitres auront la tâche d’inciter leurs profs à approfondir le concept de résilience territoriale. Alors que d’autres chapitres pourront trouver leur usage dans des cours sur la PME, le développement durable et l’économie sociale et solidaire.


Références ou Coordonnées

Abdelillah Hamdouch, M-H Depret et C. Tanguy, (sld) Mondialisation et résilience des territoires : Trajectoire, dynamiques d’acteurs et expériences, Québec, Presses de l’Université du Québec, Collection Géographie contemporaine, 2012, 292 p.


par André Joyal le 1er mars 2014
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